Le Major Henry Beckett et sa femme Caroline quittent l’Angleterre vers 1820, pour venir s’établir à Sherbrooke. Participant activement à l’activité économique de Sherbrooke, le Major ouvre une carrière et une briqueterie. Il produit les premières briques originaires de la région et elles sont utilisées pour les premiers édifices de l’Université Bishop.

Major Henry Beckett (1799-1870)
Fermier et briquetier. Émigra du Hampshire, Angleterre
en 1812.
Vers 1834, Beckett achète 100 acres de boisé dans le Canton Orford qui comprend le Quartier Nord de la ville de Sherbrooke, à cette époque. Quelques années plus tard, il acquiert le reste des 200 acres du Bois Beckett. La famille défriche 120 acres, dont 90 sont cultivés 30 sont laissés en pâturage. Le reste, qui comprend une érablière, est laissé en boisé. Plus de 900 livres de sucre d’érable y sont produits chaque année.
Après le décès du Major Henry Beckett en 1870, l’inventaire contient plusieurs bâtiments dont deux granges, un hangar, une écurie en plus de la maison.
Frederick James Beckett
(1844-1922)
Fermier. Fils de Henry Beckett, il assura la relève de
la terre familiale.

Elizabeth Jemina Bonnalie (1846-1926)
Épouse de Frederick James Beckett, fille de George Bonnalie et de Julia Cecilia O'Kearney.

Allée des saules noirs formant une
allée menant à la maison familiale. On peut voir
Elizabeth Bonnalie faisant face à la maison.
Des vestiges des fondations sont encore visibles, de même qu’un puits près de celle-ci. Quant à l’arbre à
anneau, il s’agit d’une vielle roue de charrette à travers laquelle a poussé un arbre à deux embranchements. L’épouse de Beckett hérite de tous ses biens. En 1875, elle donne la ferme à Frederick James Beckett qui est le plus jeune de ses sept fils.
Les droits de propriété du boisé Beckett demeureront dans la famille Beckett jusqu’en 1963 alors que la ville de Sherbrooke en fait l’acquisition, ce qui met temporairement le boisé à l’abri des spéculateurs fonciers.